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 Princesse || OI || Jument --> 11 ans

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Fruiti

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MessageSujet: Princesse || OI || Jument --> 11 ans   Sam 24 Aoû - 7:36




i d e n t i t é ;
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NOM * : Princesse
AGE * : 11 ans
SEXE * : Jument
RACE * : OI
ROBE * : Isabelle

PRIX * : 10 BO
PROPRIETAIRE * : Satine

CARACTÈRE * : Cette petite jument à une histoire bien tragique. Princesse est une ancienne jument de club. Tout le monde l’adorait car elle était calme, gentille et patiente. A force d’enchaîner les cours tous les jours, sa santé se dégradait sans que personne n’y fasse réellement attention. On savait que Princesse perdait son entrain, sa motivation mais personne ne se doutait que c’était à cause du club et du travail trop intensif. On a continué à la monter jusqu’au jour où elle à craqué. Plus personne ne pouvait monter sur son dos, même les moniteurs. Tant jugée plus apte aux cours, la belle à été vendue à Galoupet pour une bouchée de pain. Depuis quand on la voit on dit : « Oh voilà la jument dépressive ». En effet elle n’est plus du tout en capacité de porter quelqu’un sur son dos et a besoin de rééducation douce. Il faut bien la remuscler avant de pouvoir la monter. Mais ce dont elle a le plus besoin, c’est d’un vrai cavalier qui l’aime et la chérit. Tout ce qu’elle veut, c’est être aimée par un seul et unique maître et que celui-ci lui redonne goût au travail.

s a n t é ;
. . .. ... . .. ... ... . .. .. . . .. . . . ... .....


SANTÉ GÉNÉRALE * : 50%

MORAL* : 17%
FORME * : 14%
CONFIANCE * : 25%

c o m p é t e n c e s ;
. . .. ... . .. ... ... . .. .. . . .. . . . ... .....


OBSTACLE * :
DRESSAGE * :
CROSS COUNTRY * :
ENDURANCE * :
WESTERN * :
TRAVAIL A PIED * : 2
COURSE * :
JEUX * :
RANDONNÉE * : 2

TOTAL * : o4 points

DEBOURRAGE * : 50/50

g é n é a l o g i e ;
. . .. ... . .. ... ... . .. .. . . .. . . . ... .....


NAISSEUR * : inconnu

PÈRE * : inconnu
MÈRE * : inconnue

DESCENDANTS * : aucun

p a l m a r è s ;
. . .. ... . .. ... ... . .. .. . . .. . . . ... .....


1ERES PLACES * : o
2EMES PLACES * : o
3EMES PLACES * : o

a l b u m . p h o t o s ;
. . .. ... . .. ... ... . .. .. . . .. . . . ... .....


Spoiler:
 



Dernière édition par Fruiti le Lun 21 Oct - 6:25, édité 2 fois
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Satine

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MessageSujet: Re: Princesse || OI || Jument --> 11 ans   Mar 27 Aoû - 9:14


« Une vraie rencontre, une rencontre décisive,
c'est quelque chose qui ressemble au destin. »



Je marchais au hasard, tapant dans les cailloux que je croisai en chemin. J’étais en colère contre mes parents. Je venais de déménager. Je venais de perdre mes amis, mes repères, mon lycée… Tout. Pour moi, adolescente de presque 18 ans, mon monde s’était écroulé. J’avais également quitté mon centre équestre, et mon cheval préféré. En gros, j’avais tout perdu. Et maintenant, il fallait que je me refasse une vie. Mes parents m’exaspéraient au plus haut point. J’en avais marre, ils régissaient ma vie, comme bon leur semblait ! Et ce que je voulais moi, qui s’en souciait ?

Je finis par rentrer à la maison. Enfin, la nouvelle maison, que je ne considérais pas encore comme chez moi. Je rentrai dans ma nouvelle chambre et je la détaillai à nouveau. J’aurais au moins le droit de la décorer comme bon me semblerait ! Pour l’instant, je déballai mes affaires, rangeant mes vêtements dans mon placard, défaisant mes cartons, branchant télé, chaîne Hi-Fi et synthétiseur… En bref, je m’installai. De toute façon, je n’avais pas le choix. Maintenant, ma vie était ici.

Ma mère débarqua soudain dans ma chambre, sans même frapper.

« Enfiles ta tenue d’équitation et met toutes tes affaires dans le coffre de la voiture. Tu as dix minutes. »

Et elle repartit, comme ça, sous mon air abasourdi. Je me demandai si je devais être en colère, parce qu’elle était rentrée dans ma chambre sans frapper, ou si je devais être surprise par son comportement. Comme elle avait parlé de mes affaires d’équitation, je préférai choisir la seconde option, et j’obtempérai. Dix minutes plus tard, nous roulions sur un chemin de terre, voisin de ma maison.

Comme je le vis, il menait à un domaine équestre de propriétaire, le Galoupet. Nous nous garâmes et nous sortîmes de la voiture. La directrice vînt à notre rencontre. Apparemment, ma mère l’avait appelée tout à l’heure. Elles se saluèrent, puis la directrice me mena à la sellerie, dans laquelle je pourrais ranger mes affaires, dans un compartiment réservé à mon nom. Toujours en silence et abasourdie, je rangeai mes affaires dans mon compartiment.

« C’est un domaine de propriétaire, et je n’ai pas de cheval. fis-je avec hésitation.
-Et bien tu vas en choisir un, dans l’écurie ou dans les prés, et il t’appartiendra. Tes parents l’ont payé. Tout ce qu’il te reste, c’est le choisir et signer ses papiers et ceux de la vente. » répondit-elle avec un sourire.

Un cheval ? A moi ? Rien qu’à moi ? Je n’en revenais pas ! Mes parents m’offraient un cheval ! Ma colère envers eux disparut instantanément. J’aurais un cheval à moi dans quelques minutes, selon le temps que je mettrai à le choisir ! Finalement, ce déménagement était peut être une bonne chose, après tout !

La directrice me mena dans l’écurie, et je regardai dans chaque box, observant tous les chevaux, et caressant ceux qui venaient me voir. Je les trouvais tous magnifiques, mais je n’eus pas de coups de cœur. Elle me mena ensuite dans les prés, ou d’autres chevaux se trouvaient.

« Certains de ceux là sont ceux qui ont des problèmes. Certains sont lassés du travail, d’autres sont immontables pour le moment, etc. » me dit-elle.

Je regardais les chevaux, suivant la directrice.

« Et celui là, qui est-ce ? » fis-je.

Je venais d’apercevoir un magnifique palomino qui galopait dans son pré. Le soleil se reflétait sur sa magnifique robe dorée, comme sur une pièce d’or.

« Elle s’appelle Princesse, c’est une jument d’origines inconnues, âgée de 11 ans. Elle est dépressive, et pratiquement personne ne la considère comme un cas qu’on peut résoudre. Tout le monde trouve son cas désespéré. Elle est immontable et très démusclée. Elle n’a plus confiance en l’homme ni goût à la vie. Elle a atterrit ici il y a peu de temps, à la recherche de quelqu’un qui pourra lui apporter quelque chose. Personne ne s’est jamais préoccupé d’elle. Pourtant, elle a de très grandes capacités. » me dit-elle.

J’ouvris la barrière et je pénétrai dans le pré de la jument. Elle s’arrêta de galoper, se campant fièrement sur ses membres, la tête vers moi, les oreilles en avant. J’émis un léger sifflement, avant de me diriger vers la jument palomino. De près, je vis qu’elle était vraiment démusclée. Je m’approchai doucement, avant de m’arrêter à environ deux mètres d’elle. Je considérai que c’était à elle de franchir l’espace qui nous séparait. Elle hésita, puis avança d’un pas, et d’un autre. Elle franchit peu à peu cette distance. Je lui tendis ma main pour qu’elle la sente.

« Salut ma belle. Moi, je suis ta nouvelle propriétaire. Enfin, je le serai si tu es d’accord. » fis-je doucement à la jument.

Elle leva son regard vers moi, m’examinant. Je la laissai m’examiner, faire connaissance avec mon odeur, avec moi. Puis je lui caressai tout doucement le bout du nez. Elle s’ébroua, comme pour accepter ma demande. Je souris, et je la caressai plus franchement sur le chanfrein, orné d’une belle liste blanche.

« Tu vois, je ne te veux pas de mal. Je veux uniquement être ton amie. Et qui sait, nouer une belle complicité avec toi ! » murmurai-je.

Je posai mon front sur le sien, et je restai comme ça. Elle s’immobilisa. La directrice nous regardait faire. Nous étions en train de lier connaissance. Lorsque les battements de nos cœurs s’accordèrent pour ne faire plus qu’un, je sus que j’avais trouvé la perle rare. Je retirai mon front du sien et je regardais Princesse, les yeux brillants.

« Maintenant, tu es à moi. On va bien s’entendre ! » fis-je doucement à la jument, en continuant à la regarder.

Je touchai son encolure, avant de laisser ma main glisser en une longue caresse, sur son épaule, et je passai sur son côté. Son poil était doux et chaud, et il scintillait au soleil. Je reculai un peu, avant d’observer la jument. MA jument. Princesse tendit les naseaux vers moi. Je lui fis un bisou, la surprenant un peu. Savait-elle seulement ce que c’était ?

Je me tournai vers la directrice, que je rejoignis à la barrière.

« Je la prend. C'est elle que j'ai choisi. » fis-je, d’une voix décidée.

Elle acquiesça, et je l’accompagnai dans son bureau, avant de signer tous les papiers et de récupérer ceux de Princesse. Je les mis dans mes affaires, puis je me saisis d’un licol, et du matériel de pansage, que j’amenai au box de Princesse. Son nom était écrit sur la porte. Puis je retournai au pré, cherchant la jument dorée des yeux. J’émis le même sifflement identique à celui de tout à l’heure, pour qu’elle me reconnaisse. Un léger hennissement retentit, et je me dirigeai vers l’endroit d’où il venait. La palomino buvait au ruisseau.

« C’est moi ma grande. Tu viens ? » demandai-je.

Elle fit quelques pas à ma rencontre, puis s’arrêta. Je la rejoignis, la laissait me sentir, puis sentir le licol. Puis je le lui enfilai doucement. J’y fixai la longe, puis nous quittâmes le pré. J’avais ma main gauche qui tenait la longe, puis la jument à ma droite, ma main droite enfouie dans sa crinière. Nous formerions une belle équipe. Une bonne équipe. Je le sentais. Princesse et moi. Nous deux. Ensemble.

Arrivées dans l’écurie, je la conduisis à son box. Ses sabots résonnèrent sur le sol, propre, de l’écurie. Son box était très grand, bien éclairé et spacieux. Le sol était recouvert d’une épaisse litière en copeaux de bois. Du foin se trouvait suspendu au mur dans un filet à foin, et la jument avait aussi de l’eau fraîche et une pierre à sel. Il y avait une ration de granulés dans sa mangeoire. Je lui retirai le licol et je me saisis d’un bouchon. Je le lui fis sentir, puis je le lui passai, à gestes doux, précis et efficaces. Elle était trop démusclée pour que je lui passe l’étrille, je l’aurais blessée.

« Ma pauvre, mais comment on a pu te laisser devenir comme ça… » fis-je d’une voix affligée.

Je serais toujours surprise par la capacité des gens à maltraiter des animaux. Pourtant, les gens normaux s’y attachant, à leurs animaux, non ? Surtout aux chevaux ! Une fois que j’eus passé le bouchon, je lui passai la brosse douce. A gestes légers et doux. Je retirai ainsi un maximum de poussière et ce qui restait des saletés sur la belle robe. J’avais découvert, en bas des antérieurs, de petites balzanes. Enfin, un éclaircissement sur l’antérieur droit, et une petite balzane sur l’antérieur droit. En revanche, elle n’avait pas de marque blanche sur les postérieurs. Princesse me regardait faire avec curiosité, mais je décelai de la surprise dans ses prunelles.

« Je t’ai dit que je voulais être ton amie. Les compétitions ne m’intéressent pas. Une de temps à autre, peut être, mais c’est tout. Ce qui m’intéresse, c’est qu’on devienne amie, que je m’occupe de toi, que tu te sentes bien, et que tu guérisses. » fis-je à la jument.

Je terminai de lui passer la brosse douce autour des yeux, avec autant de soin que s’il s’était agi des miens. Je me saisis ensuite d’une brosse à crins, et je démêlai sa longue crinière blanche, mèche par mèche, avec patience. Je retirai les saletés, les chardons, et tout ce qu’elle s’était mis dedans. On ne l’avait pas pansée avec soin depuis un moment, ou pas sa crinière et sa queue en tout cas ! Je m’attaquai à cette dernière, faisant la même chose qu’avec sa crinière. Je mis ensuite un spray dessus, afin de réparer un peu les crins abîmés. Princesse réagit au spray en levant brutalement la tête, mais ma voix calme la rassura.

Parler à un cheval est très utile, dans toute sorte de situation. Et nécessaire pour obtenir la confiance de l’un d’entre eux. Je n’avais jamais fait impasse là-dessus, racontant toujours beaucoup de choses aux chevaux. Je chantais même de temps à autre, quand on ne pouvait pas m’entendre. Les humains en tout cas !

Je me saisis d’un cure-pieds, et je commençai par l’antérieur gauche. Je posai ma main sur son épaule et je la laissai glisser le long de la jambe jusqu’à son boulet. Elle me donna le pied toute seule, sans problème. Je curai le pied en faisant très attention, puis je le graissai avec soin. Je m’occupai ensuite du sabot du postérieur gauche, auquel je fis subir le même traitement, puis aux sabots de l’antérieur et du postérieur droits. La jument palomino était déjà plus propre ! Je lui passai une éponge humide pour nettoyer ses yeux et ses naseaux, pour terminer son pansage.

Puis je remis le licol à la jument et je l’emmenai brouter un peu dehors. Je m’assis dans l’herbe, en face d’elle, puis je la regardai manger. Elle cherchait les meilleures touffes d’herbe, se déplaçant de plusieurs pas à chaque fois. Mais elle ne tirai pas sur la longe, restant dans les parages. Le soleil se reflétait sur sa robe dorée. Le palomino était vraiment ma robe préférée.

« Je te promet qu’on va vivre une belle histoire toi et moi… » jurai-je à la jument.

Puis je la ramenai dans son box, je lui retirai le licol et je lui donnai une carotte. Je lui fis un bisou sur le front et je lui promis de revenir vite. Je fermai la porte de son box avec soin, refermant les deux loquets, puis je ramenai le matériel à la sellerie. En quittant l’écurie, je passai faire un dernier au revoir à la jument, puis je rentrai chez moi, à pied, le sourire aux lèvres. J’avais une jument à moi. Elle m’appartenait. Et je ferais tout ce que je pouvais pour elle, c’était sûr !
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Rainbow
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MessageSujet: Re: Princesse || OI || Jument --> 11 ans   Mer 28 Aoû - 9:14

Tu gères ! Cool

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MessageSujet: Re: Princesse || OI || Jument --> 11 ans   Jeu 29 Aoû - 3:54


« Le respect est le lien de l'amitié. »

Une fille courait, les cheveux au vent. Elle riait à gorge déployée, tout en gardant un œil derrière elle. Elle était poursuivie par un cheval qui, les oreilles en avant et la tête fièrement levée, galopait à longues foulées, se rapprochant de la fille. Lorsque le cheval dépassa la fille, cette dernière fit brusquement demi-tour et repartit en courant, dans l’autre sens. Pour la suivre, le cheval fit un arc de cercle assez grand, après avoir raccourci un peu ses foulées. Épuisée, mais riant toujours, la fille s’étala dans l’herbe. Elle fut bientôt rejointe par le cheval, qui baissa la tête au niveau de la sienne et la sentit. La fille leva la main, assez brusquement, et caressa le cheval, qui n’avait pas bronché. Visiblement, il avait une très grande confiance en elle. Sa brusquerie n’avait déclenchée aucune réaction chez le cheval. Tous deux semblaient complices. Ils devaient se connaître par cœur. La fille se leva et, d’un bond léger, elle sauta sur le dos du cheval, qui ne portait aucun harnachement. Elle se pencha en avant, saisit la crinière, et murmura quelques mots au cheval. Ce dernier secoua un peu les oreilles, signe qu’il avait entendu. Et il s’élança, au grand galop. Au fur et à mesure, ses foulées s’allongeaient. Et la fille, sur son dos, ne bougeait pas. Ils étaient en totale harmonie, la cavalière faisant corps avec sa monture. A ce moment là, leurs âmes et leurs esprits étaient entremêlés, dans une connexion parfaite. Quelques foulées encore sous le soleil brillant, dans l’herbe verte de la prairie ou ils se trouvaient. Alors, la fille prit mes traits. Et le cheval, ceux de Princesse. Une harmonie parfaite entre les deux. Comme si elles étaient reliées par un même fil, partant du cœur de l’une et se terminant au cœur de l’autre. Princesse était heureuse de vivre. Sa dépression, loin derrière elle. Et moi, j’avais trouvé ce que je cherchais inconsciemment.

Au son du réveil, je me réveillai en sursaut. Et mes premières pensées volèrent vers mon rêve. Les secondes, vers Princesse. Je sus alors que c’était ce résultat que je voulais atteindre avec la magnifique jument palomino. Une harmonie parfaite, une complicité inégalable. Nos cœurs battant à l’unisson, et nos âmes entremêlées. Un pur bonheur. Beaucoup de gens ont du mal à savoir ce qu’ils veulent. Moi, je le savais. On aurait pu croire que c’était mon rêve qui me l’avait appris. Mais c’était faut. Il avait seulement été le messager, ouvrant dans mon cœur une voie déjà tracée, pour atteindre un but ultime. Mon rêve. Celui qui nous concernait, Princesse et moi. MA jument et moi. Nous deux.

Je me levai et je me préparai, comme la veille, avec la véritable intention de me rendre illico presto au domaine. Je voulais aller voir ma jument. Je voulais m’assurer que la journée précédente était réelle. Qu’elle n’avait pas été un rêve. Que Princesse existait réellement, et qu’elle était bien à moi.

Je réimaginais tous les détails. Sa liste si particulière, sa balzane à l’antérieur gauche, son éclaircissement de robe sur l’antérieur droit mais pas de balzane, ses superbes yeux bruns, sa crinière et sa queue blanches, tirant un peu sur le blond, ses naseaux roses avec un peu de noir… Tant de détails… Trop pour que ce soit un rêve. Mais je préférais m’en assurer.

Une fois prête, je criai à mes parents que j’allais au Galoupet, et je m’en allais. A pied, et en tenue d’équitation. Vu que toutes mes affaires étaient déjà sur place… J’empruntais le chemin de terre de la veille, et je pris le temps de regarder autour de moi. Lorsque j’arrivais au domaine, je fus à nouveau surprise par l’atmosphère, très agréable, qui y régnait. Chevaux, cavaliers… Tout le monde semblait déjà affairé. J’entrai et je me dirigeai d’un pas résolu vers l’écurie, dans laquelle j’entrais. Je n’étais venue qu’une fois, mais je savais parfaitement où se trouvait le box de Princesse.

J’émis le même sifflement que la veille, espérant que la jument me reconnaîtrait.

« Princesse ? » appelai-je.

Je me dirigeai résolument vers le box de la jument palomino. Je regardai par dessus la porte et j’observai la jument, au fond de son box, la tête basse et les yeux éteints.

« Tu verras ma belle, ça va aller mieux. » fis-je doucement.

La voir comme ça me déchira le cœur. Elle n’était pas qu’un peu dépressive, mais bel et bien enfoncée dedans. Je me promis de l’aider de mon mieux et de la soutenir. De l’aider à s’en sortir. De l’aider à reprendre goût à la vie.

Je me rendis à la sellerie ou je pris mes affaires, le matériel de pansage, le licol et la longe et quelques friandises. Puis je retournai au box. Ma jument n’avait pas bougé. Elle avait toujours la tête basse et le regard éteint. Je déposai mes affaires sur le côté, et j’ouvris les loquets, avant de tirer la porte du box vers moi. Je pénétrai dans le box de la jument, et je m’approchai d’elle. Lorsqu’elle leva la tête vers moi, je tendis ma main vers ses naseaux. Elle me reconnaîtrait à mon odeur. Elle ne m’avait vu qu’une fois, elle ne pouvait donc pas encore me reconnaître comme ceux qu’elle voyait tous les jours.

« Alors ma grande, comment tu vas ? » fis-je.

Ma voix avait été douce. Presque un murmure. Mais le mouvement des oreilles de la palomino m’indiqua qu’elle avait entendu. Je caressai sa fine encolure. Son poil était doux. Je remontai ma main vers son garrot, puis je lui fis une grattouille. Elle étendit son encolure, et je sus qu’elle aimait ça. Je souris, puis je sortis du box, à la recherche d’une brosse dans mes affaires. Je pris le bouchon, puis je retournai dans le box, vers la jument. Je lui passai le bouchon doucement, en faisant attention de ne pas trop forcer. Elle était bien démusclée, inutile de la blesser en prime. Et puis, si je blessais ma propre jument, je ne pensais pas que je m’en remettrais, je me sentirais beaucoup trop coupable, et j’aurais de gros doutes quand à ma capacité à assumer pleinement les responsabilités d’un propriétaire.

Après le bouchon, je lui passai la brosse douce, de la même manière. Lorsque je la passai sur sa tête, je fis attention à ses yeux comme si c’étaient les miens. Elle avait tenté de fuir la brosse, mais à force de caresses et de paroles rassurantes, j’avais fini par réussir à la maintenir calme juste assez longtemps pour lui brosser la tête. Je me saisis ensuite d’un démêlant, que j’appliquais généreusement sur la crinière et sur la queue, d’une blancheur éclatante, de la jument dorée. Ce produit renforcerait les crins et les rendraient plus résistants. Je défis ensuite chaque nœuds sur chaque mèche de la crinière et de la queue de la jument. Je pris mon temps, je n’étais pas pressée. Et la jument semblait indifférente à ma présence, comme si la vie n’avait plus aucun intérêt pour elle. Elle était dépressive, et désespérée. Mais son cas, lui, ne l’était pas. Je le savais. Je le sentais. Une fois terminé, sa crinière, bien lisse, pendait joliment sur son encolure. Lorsque ses yeux retrouveraient leur éclat et leur brillance, Princesse serait encore plus belle que maintenant. Cette certitude en tête, je me saisis du cure-pied et je lui nettoyai soigneusement chacun des quatre sabots. Je lui nettoyai également les yeux et les naseaux à l’aide d’une éponge humide.

« Ça te dit, une promenade en main ? » fis-je à la jument.

Elle ne réagit pas, mais j’étais décidée. Je lui passai donc son licol. Il était bleu foncé avec une ligne bleu claire au milieu des courroies. J’y fixai une longue longe, que j’utilisais pour longer. Avec celle-ci, elle pourrait s’éloigner un peu de moi.

__________________Chemins de balade___________________


Après une balade en main d’environ une heure, je me décidai à rentrer la jument dorée. Lorsque nous entrâmes dans l’écurie, plusieurs chevaux passèrent la tête par dessus la porte de leur box et hennirent. Je rentrai la jument dans son box et je la débarrassai du licol et de la longe.

« Alors ma grande, tu as apprécié la balade ? » demandai-je.

Elle s’ébroua. Je décernai un nouvel éclat dans ses yeux, et sa tête était à présent relevée. Ses oreilles étaient en avant. Visiblement, ça lui avait du bien de sortir un peu, sans travailler.

« Tu verras, ça se passera comme ça avec moi. On ne reprendra pas le travail, à pied ou monté, avant que ça ne te fasse plaisir de le faire. D'accord ? On fait tout ensemble maintenant. » lui dis-je.

Je la caressai en disant ça. C’était vrai ce que j’avais dit. Nous ferions tout ensemble, et je voulais qu’elle prenne du plaisir à ma compagnie, à faire les choses avec moi. Et pour l’instant, le travail n’était pas au programme. A part peut être un travail sur la confiance. Et pour ça, l’éthologie et le cirque me semblaient tout désignés. Mais pas pour aujourd’hui.

Je bouchonnai soigneusement la jument dorée avec de la paille, pour la sécher un peu. Je brossai soigneusement la jument, avec le bouchon et la brosse douce, puis je démêlai à nouveau sa crinière et sa queue, maintenant ébouriffés par le vent et par l’eau. Quel dommage de ne pas pouvoir utiliser un sèche-cheveux ! Je jetai ensuite un œil à ses sabots, parfaitement propres car nettoyés par l’eau. Je les lui graissai.

Princesse me regardait maintenant avec les yeux brillants. Elle était contente, et rien ne pouvait me faire plus plaisir que ça. Je caressai son chanfrein en chantant doucement une chanson que j’aimais, que j’avais écrite longtemps plus tôt. Beaucoup aurait trouvé ça débile, de chanter à un cheval, mais pas moi. Ma voix semblait la rassurer, l’apaiser. Pour tous les chevaux appréciant la présence humaine, on pouvait en dire autant. Si le prédateur est calme, la proie l’est aussi. Car c’est ce que sont les hommes, des prédateurs. Et les chevaux, des proies. Mais l’un comme l’autre peuvent travailler ensemble. La complicité entre certains couples cheval/cavalier le montrait largement. Et un jour, Princesse et moi serions comme eux. Complices.

Je donnai une pomme à la jument dorée, qui mangea chaque quartier avec délice. Décidément, en deux jours, elle avait mangé plus de friandises que dans toute sa vie !

« Un des quartiers est ta récompense pour ta bonne volonté, et l’autre, c’est juste pour mon plaisir, et pour le tien aussi je pense ! » fis-je à la jument en lui caressant l’encolure.

Elle s’ébroua à nouveau, puis se secoua complètement. Non sans me fouetter un peu avec ses crins. Je reculai un peu en riant à moitié. Elle n’avait pas pu attendre que je m’éloigne un peu, non ? Je soupirai tout en souriant. D'accord, elle avait gagné. Je la caressai à nouveau, puis je lui fis un gros câlin, avant de lui faire un bisou sur le front et de quitter le box. Je refermai la porte et les loquets, puis je regardai à l’intérieur du box. La jument me regardait avec curiosité. Ou du moins, ce que j’identifiai comme telle.

« Au revoir Princesse ! Je te promet de vite revenir. » fis-je.

Je ramenai mes affaires à la sellerie, passai dire un dernier au revoir à ma jument, puis je rentrai chez moi.
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MessageSujet: Re: Princesse || OI || Jument --> 11 ans   Ven 30 Aoû - 22:16

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MessageSujet: Re: Princesse || OI || Jument --> 11 ans   Lun 21 Oct - 5:24


« Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite. »

Les cours de la semaine avaient été difficiles, et le travail à fournir en plus des cours, encore plus. Sans compter que j’avais été malade, ce qui m’avait laissé sans énergie. Je ne m’étais donc pas rendue au Galoupet depuis longtemps. Et ce n’est pas en la négligeant que j’obtiendrais l’amitié et la confiance que j’espérai tant de la magnifique jument palomino qui était la mienne.

Après avoir averti mes parents que j’allai au club malgré l’heure tardive, je quittai la maison, en tenue d’équitation, et je pris le chemin de terre voisin de chez moi, qui menait au club. L’air frais me faisait du bien et ébouriffai mes cheveux châtains clairs, qui tombaient librement sur mes épaules. Pour des raisons de facilités, je remontai la fermeture éclair de ma veste. Comme ça, les deux côtés du vêtement ne me gêneraient pas avec la jument. En arrivant au domaine, je pris immédiatement la direction de l’écurie. La lumière sortait de l’intérieur et j’entendais un cheval qui tapait contre sa porte. Plus tous les bruits qu’on trouve dans une écurie.

Pénétrant à l’intérieur, j’aperçus Princesse, qui, pour une fois, avait la tête hors de son box. La voir me redonna le sourire et j’émis mon sifflement habituel. Presque immédiatement, la jument dorée tourna sa belle tête vers moi. Je la rejoignis et je lui tendis ma main pour qu’elle me sente. Elle hésita et me fuit. J’avais sans doute laissé un peu trop de temps passer. Je la regardai et je lui jetai un regard malheureux. Elle s’était collée contre le mur du fond, la tête basse.

J’allai à la sellerie ou je pris du matériel de pansage, la longe de débourrage et un licol, puis je retournai au box. J’ouvris le loquet de la porte du box et je m’approchai de la jument palomino. Elle s’aplatit contre le mur, coucha les oreilles et elle fit mine de me mordre. Je lui tapais doucement sur le nez, manière de lui faire comprendre que les morsures, je ne les accepterais pas. Elle releva brutalement la tête et recula encore.

« Ça non ma grande, c’est hors de question que tu me mordes. »

Je m’approchais d’elle et la caressai doucement sur l’encolure. Elle se contenta de garder ses oreilles en arrière et la tête haute. C’était déjà beaucoup mieux, même si ce n’était pas vraiment l’attitude que j’avais espéré. Mais après tout, elle était dépressive et considérée comme un cas désespérée pour tout le monde, sauf pour moi.

Je sortis du box et je récupérai mon étrille, avant de retourner voir ma jument. Elle m’examina, ne sachant pas trop comment réagir. Je posai ma main sur son poil chaud et je lui murmurai quelques paroles rassurantes, qui semblèrent la détendre un peu. Je lui tendis l’étrille, avant de la lui passer doucement, sur les parties charnues de son corps. Avec des mouvements circulaires, doux et précis, pour enlever la boue séchée qu’elle avait récolté au pré. La jument dorée se secoua avec délices lorsque j’eus terminé, mais elle ne se tourna pas vers moi. Elle se contenta d’accepter ma présence, et je crois qu’elle ne le fit que parce qu’elle n’avait aucune envie de se prendre à nouveau une tape sur le nez.

Je lui lançai un long regard scrutateur, avant d’aller troquer mon étrille contre un bouchon. En me redririgeant vers la jument, Princesse se cabra. J’évitai ses antérieurs uniquement grâce à mon expérience.

« Oh, tout doux ma grande. » fis-je.

Je m’approchai sur le côté, surprise. Je la bouchonnai sans problème, toujours à gestes doux et légers. Puis j’entamai la brosse douce, que je lui passai manière de retirer la poussière et les quelques saletés qui étaient encore accrochées à ses poils. L’étape suivante du pansage serait le démêlage de sa crinière, mais rien qu’à, la voir, ça me déprima. Remplie de chardons… Exactement comme sa queue. Mais si je ne le faisais pas maintenant, il faudrait quand même que je finisse par enlever tout ça. Sa crinière n’avaient pas été coupée depuis des lustres, et elle lui arrivait en dessous de l’encolure. Mais quand elle était propre et démêlée, elle était superbe. J’entamais donc le long travail et je retirai les chardons, un à un. Je fus obligée d’arracher quelques crins, mais la jument dorée ne réagit pas. La tête basse, l’œil éteint, elle me laissait faire sans problème, sans bouger. Crins après crins, mèche après mèche, je finis par venir à bout de la crinière. Je l’enduisis de démêlant-lustrant avant de passer un dernier coup de peigne sur les longs crins blancs. Au tour de la queue maintenant. Je recommençai. Une fois terminé, il ne restait plus un seul nœud dans les crins de la jument dorée.

Bien immobile, Princesse ne bougeait pas. Elle se secoua énergiquement, surtout l’encolure. Je crois que ne plus avoir les crins tirés dans tous les sens à cause des chardons lui faisait du bien, et elle semblait de meilleure humeur. Je la caressai et la fécilitai de son calme pendant le pansage. Je terminai ce dernier par le curage de pied, retirant la boue séchée. Je sortis à nouveau du box de la palomino, rangeait le matériel de pansage sur le chariot avant de prendre le licol bleu clair de la jument. Je retournai vers elle et je lui enfilai le licol, avant de fixer la boucle et de vérifier son ajustement. Je fixai la longe et je sortis la jument du box, avant de fermer la porte derrière elle. Je l’attachai ensuite à l’anneau du mur associé à son box. Les installations de l’écurie étaient vraiment géniales. Un anneau par box, un porte selle et un porte filet… Même si je n’en aurais pas besoin à cause du chariot, c’était toujours agréable de savoir qu’ils étaient là, pour la couverture par exemple !

Une fois Princesse attachée, je me saisis des guêtres et je les posai sur ses antérieurs avant de fixer les scratches. Je fis de même avec les protèges boulets et les cloches. Puis je me saisis de la longe de débourrage, du stick et je détachai la longe de la jument dorée. Princesse me suivit sans rechigner jusqu’au rond de longe.


________________________Rond de Longe_________________________


Après notre petite séance, je reconduisis Princesse jusqu’à son box et je l’attachai à l’anneau du mur. Elle était plus détendue et me faisait confiance maintenant. Enfin, une confiance basique. Maintenant, il fallait développer cette confiance acquise, et en faire une véritable et magnifique amitié.

Je caressai la jument palomino. MA jument. Je lui tendis une carotte, qu’elle mangea avec un plaisir évident. Avec un sourire, je lui retirai les protections et je passai les mains sur ses membres, pour voir s’ils n’étaient pas engorgés. Princesse me laissa faire sans problème, mais elle me regarda avec curiosité et un air interrogateur.

« Inutile de me regarder comme ça, je ne fais que vérifier s’il n’y a pas de problème ! » fis-je à la jument en riant.

Je lui fis un bon pansage, qu’elle avait bien mérité, avant de me laisser tenter par lui faire un bon massage. Vu qu’elle était très démusclée, ça lui ferait certainement du bien. J’ajoutai quelques grattouilles au massage. Princesse apprécia visiblement ça, puisqu’elle en redemanda quand j’eus terminé.

« Non ma belle, il ne faut pas abuser des bonnes choses ! » fis-je à la jument.

Elle posa sa tête contre ma poitrine et j’enserrai sa tête avec mes bras. Nous restâmes ainsi plusieurs minutes, l’une contre l’autre. Puis je me rappelai qu’il fallait que j’y aille, il se faisait tard. Je tendis une seconde carotte à la palomino et je la grattouillais derrière les oreilles, je m’étais aperçus qu’elle adorait ça. Je détachai la longe de l’anneau et je rentrai ma jument dans son box. Je lui retirai le licol et je lui fis un bisou sur le front et je la laissai tranquille. Je fermai soigneusement la porte du box, je n’avais aucune envie de retrouver ma jument en cavale le lendemain ! Je ramenai mon matériel à la sellerie, ou je le rangeai dans mon casier, puis j’apportais sa ration à ma jument dorée, avant de rentrer chez moi.
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Fruiti

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MessageSujet: Re: Princesse || OI || Jument --> 11 ans   Lun 21 Oct - 6:15

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MessageSujet: Re: Princesse || OI || Jument --> 11 ans   Dim 22 Juin - 2:11

L'ami est un complice qui nous aide à nous emparer du monde.


Les examens étaient enfin terminés. J’allai avoir du temps pour moi, du temps à passer avec Princesse, ma belle jument palomino. Je ne m’étais pas rendue au domaine depuis un long moment, pour de nombreuses raisons. La première étant qu’apprendre la mort de ma jument préféré, dans mon ancien centre équestre, m’avait mis un sacré coup et la douleur avait été immense. Mais j’en avais négligé Princesse. Et ça, c’était inadmissible. J’étais allée au domaine, l’avait pansée et un peu sortie, mais je n’avais pas réellement travaillé avec elle. Et si je n’avais pas l’étoffe d’une propriétaire ? Cette pensée m’affligea profondément. C’était hors de question. Princesse était à moi, et je voulais qu’elle soit heureuse. Vraiment heureuse. Qu’elle sorte de cette dépression ou on l’avait, depuis longtemps, laissée tomber. Ou pire, aidé à s’y enfoncer.

Résolue, j’enfilai mes affaires d’équitation, puis j’avertis mes parents que j’allai au domaine du Galoupet. Mon père s’en fichait, mais ma mère ne put dissimuler son contentement quand au fait que je décide enfin de m’y rendre. Le chemin de terre était devenu sablonneux. Plus agréable de marcher dessus. Les feuilles des arbres avaient retrouvés leur feuillage vert, abondant, et projetait de belles zones d’ombre, sur le chemin, ce qui, par une telle chaleur, était très agréable. Comme toujours, l’atmosphère du domaine était légère, des cavaliers travaillaient leurs chevaux dans le manège, la carrière, le rond de longe ou le terrain de cross, d’autres les douchaient ou les pansaient… Je me dirigeai vers l’écurie et croisai un des palefreniers. Nous étions devenus amis, depuis le temps. Bientôt un an déjà, que j’étais ici… Ça passait tellement vite ! Il me salua et m’indiqua, en souriant, qu’il avait sorti Princesse au pré, puisqu’il ne savait pas si je viendrai ou non. Je baissai honteusement la tête. J’aurai voulu rentrer sous terre. Je le remerciai puis j’allai sortir les affaires de la jument dorée, que j’emmenai à côté de son box. J’effleurai la plaque argentée, sur laquelle était écrit Princesse, en lettres noires.

Je me saisis de son licol, et je me dirigeai vers le paddock indiqué par mon ami. J’émis le léger sifflement habituel, pour indiquer à Princesse que j’étais là. Le paddock était immense, je ne voyais pas ma jument. Mais j’entendis bientôt un fort hennissement, qui m’indiqua qu’elle m’avait entendue et reconnue. Sa silhouette apparut bientôt au loin. Elle grossissait au fur et à mesure qu’elle se rapprochait. Ma première impression fut qu’elle était magnifique. Alors qu’elle s’approchait, elle repassa au trot, la queue en panache et les oreilles en avant. Elle allait bien mieux. Ces quelques mois à mes côtés l’avaient transformée. Même si j’avais été peu présente et qu’elle n’avait pas vraiment travaillé avec moi, les palefreniers la longeaient régulièrement. Elle avait repris beaucoup de muscles. La monter était maintenant possible. Mais loin de mes pensées pour l’instant. Elle ralentit et s’immobilisa à quelques mètres de moi. Je m’accroupis dans l’herbe, et je l’observai. Sa curiosité l’emporterait, j’en étais pratiquement sûre. Nous attendîmes, l’une comme l’autre, face à face. J’avais le licol sur l’épaule. La jument dorée baissa la tête, puis elle hésita, avant de faire un pas, puis un autre, et de me rejoindre. Je lui tendis la main. Elle me sentit, puis je me relevai. Elle ne bougea pas, les oreilles en avant. Elle m’observait. Je laissai ma main glisser sur son chanfrein en une longue caresse, puis je m’arrêtai sur ses doux naseaux. Je lui fis un bisou sur le front, puis elle s’ébroua.

- Salut ma belle ! Je suis désolée d’être partie aussi longtemps. Mais je suis là maintenant.

Elle m’observait toujours, remuant les oreilles pour montrer qu’elle m’entendait. Je lui souris, puis je lui présentai le licol. Je le lui enfilai et j’attachai la boucle, avant d’attacher la longe à l’anneau du licol. C’était parti. Je commençai à marcher et la jument dorée m’emboîta le pas, sans faire de manière. Je l’emmenai jusqu’à l’écurie, en l’observant. Son poil d’hiver était totalement tombé. Elle broutait régulièrement une touffe d’herbe. Je l’examinai d’un œil critique. Ses pieds avaient été parés et ferrés, comme je l’avais demandé au maréchal. L’ostéopathe était également passé, elle se tenait bien comme il fallait, et le fait qu’elle ai repris du muscle et du poids faisait qu’elle allait beaucoup mieux. Le dentiste aussi était passé. Les yeux noisette de Princesse avaient repris une brillance presque normale. Bien sûr, elle se tenait sur un fil, au moindre faux pas, elle retomberait dans sa dépression, mais elle allait beaucoup mieux et j’espérai sérieusement que ça continuerait à bien aller. Nous arrivâmes à l’écurie et Princesse fit un écart à cause d’une grosse pelle. Je m’arrêtai et la laissait observer cet étrange objet tout son soûl. Elle resta là, la tête à l’horizontale, les oreilles en avant, immobile, pendant six minutes environ. Puis elle s’en désintéressa et nous entrâmes dans l’écurie, rejoignant son box.

Je fermai la porte et j’attachai la jument à l’anneau réservé à son box. Princesse m’observait faire, sans bouger. J’entamai son pansage. Je retirai un maximum de la boue séchée de sa robe à l’aide de l’étrille, que je pouvais maintenant lui passer sans la blesser. La jument dorée ferma les yeux et étendit l’encolure quand je lui passai le bouchon. Je fis particulièrement attention à ses membres, pour vérifier qu’elle n’avait pas de croûtes ou de blessures. Je terminai avec la brosse douce, manière de terminer le travail. La robe de la jument dorée brillait maintenant, à la lumière des plaques transparentes du toit, qui laissaient entrer la lumière dans l’écurie. Je lui curai les pieds, et je les lui graissai. Ça ne lui ferait pas de mal. Je démêlai ensuite patiemment sa crinière et sa queue avec une brosse à crins et du démêlant, ce qui n’était pas du luxe. Aujourd’hui, je ne la sortirais pas, je n’avais pas le temps car un rendez vous, mais je promis à ma belle jument dorée de revenir très vite pour travailler avec elle. Je la rentrai dans son box, dont je fermai soigneusement les deux loquets en haut et en bas, afin que Princesse ne joue pas le sale tour d’ouvrir son box comme font certains chevaux. Je n’avais aucune envie qu’elle se balade toute seule ou qu’elle se blesse en allant faire un tour ou il ne fallait pas ! Je lui donnais les deux quartiers d’une pomme, puis un morceau de pain dur, et après une dernière caresse, je la laissai tranquille et je ramenai mes affaires à la sellerie. Je passai dire au revoir à ma jument puis je rentrai chez moi.
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