Suivre des traces de sabots c'est marcher vers une histoire fabuleuse. ♥
 
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 Djouboy || Appaloosa || Etalon --> 8 ans

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Fruiti

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MessageSujet: Djouboy || Appaloosa || Etalon --> 8 ans   Lun 21 Oct - 23:26




i d e n t i t é ;
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NOM * : Djouboy del Catel
AGE * : 8 ans
SEXE * : Etalon
RACE * : Appaloosa
ROBE * : Alezan léopard

PRIX * : 10 BO
PROPRIETAIRE * : Sand

CARACTÈRE * : Djouboy, un nom qui en dit loin sur le charisme du bel étalon. Etant tout jeune, il a été incomparablement bien pris en charge, rapidement sevré et débourré, il était près à entreprendre le travail, qui selon plusieurs tests, devrait se présenter facile dans tout les cas vu les capacités innombrables du jeune appaloosa. Bien sûr, il n'y a pas un endroit où l'on ne pense pas argent. Vendu pour une bouchée de pain néanmoins, Djouboy fut tomber entre de mauvaises mains qui l'abandonnèrent dans un pré, sans eau fraiche ni pain, juste la rosée du matin et les quelques brins d'herbe séchée. Devenu solitaire, démusclé, mais surtout ayant une haine envers les humains. Ne croyais même pas pouvoir vous en approchez. Mais vous êtes fou? Courir la mort à tout bout de champs, c'est ce qu'il vous attend avec ce petit cheval ! Après, il faut le comprendre, vu son passé ... Peut-être qu'avec une énorme patiente, du temps et beaucoup d'amour, vous parviendrez à tirer quelques choses de ce cheval, peut-être même à récupérer ses capacités polyvalentes d'antan.

s a n t é  ;
. . .. ... . .. ... ... . .. ..  .  . ..  . . . ... .....


SANTÉ GÉNÉRALE * : 50%

MORAL* : 5%
FORME * : 0%
CONFIANCE * : 0%

c o m p é t e n c e s  ;
. . .. ... . .. ... ... . .. ..  .  . ..  . . . ... .....


OBSTACLE * : 0
DRESSAGE * : 0
CROSS COUNTRY * : 0
ENDURANCE * : 0
WESTERN * : 0
TRAVAIL A PIED * : 0
COURSE * : 0
JEUX * : 0
RANDONNÉE * : 0

TOTAL * : oo points

DEBOURRAGE * : 11/50

g é n é a l o g i e  ;
. . .. ... . .. ... ... . .. ..  .  . ..  . . . ... .....


NAISSEUR * :  inconnu

PÈRE * : inconnu
MÈRE * : inconnue

DESCENDANTS * : aucun

p a l m a r è s  ;
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1ERES PLACES * : o
2EMES PLACES * : o
3EMES PLACES * : o

a l b u m .  p h o t o s  ;
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Spoiler:
 


Dernière édition par Fruiti le Jeu 24 Oct - 3:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Djouboy || Appaloosa || Etalon --> 8 ans   Mar 18 Mar - 1:37


The beginning

Moi, Abigail ou plus connu sous le nom d'Abi, agée de vingt ans, viens de réaliser son rêve. En effet, il y a quelques semaines, j'ai pris une grande décision dans ma vie, celle d'abandonner mes études d'aviation civile. J'adore pourtant ce domaine, je me souviens quand j'étais petite, je passais des heures allongée sur l'herbe verte d'Australie à regarder les avions passer. Mais mon autre passion a pris le dessus, celle des chevaux. Bien évidemment, ce domaine rémunère moins et est plus difficile que l'aviation mais quand on a un rêve, on ne peut l'ignorer et passer à autre chose. Celui-ci ? Ouvrir mon propre domaine équestre. C'est peut-être ambitieux, je vous l'accorde mais comme je l'ai dis plus haut, on ne peut ignorer un rêve.

Installée en France depuis plusieurs années maintenant (six exactement), Charlie, mon père, et moi sommes devenus parfaitement billingues. Cependant, je garde tout de même un petit accent mais ce serait mignon à en croire mon père. Alors que nous vivions dans une banlieue de Toulouse, mon père trouva une annonce dans le lot et Garonne, un terrain de plusieurs hectares composé d'une maison, d'une grange assez grande qui sera la future écurie et tout le reste, des champs qu'on aménagera. L'endroit parfait pour notre domaine ! Une fois les papiers signés, on empressère de déménager vers notre nouvelle vie. Ancien cavalier de haut niveau, mon père m'a transmit sa passion et me soutient à fond dans mon projet qui est devenu le sien également. Bien évidemment, pour le moment, le domaine ne ressemble à rien, juste la maison a été rénovée histoire qu'on puisse y habiter tranquillement mais les plans des installations ont déjà été fait. Pour le moment, la priorité est de transformer cette grange en une écurie intérieure comprenant douze box. Avec l'aide de notre nouveau voisin, Pierre qui est juste super gentil, nous avons déjà délimité une partie des champs pour en faire un paddock et avons construit un rond de longe histoire de pouvoir accueillir au moins un cheval dans de bonnes conditions. Pour le nom du domaine, mon père et moi se sommes mit rapidement d'accord, ce sera Kelwohna, petite ville d'Australie pour montrer que même à des kilomètres, une partie de notre pays natal reste avec nous !

En cette journée nuageuse de mars, j'aide mon père, Pierre, et deux ouvriers à la construction de l'écurie. Pour ma part, je m'occupe à dégager des vielles planches en bois ou des débris qui ne servent à rien histoire de faire de la place. Les hommes, eux, commencent à faire couler le béton sur l'ancien sol de la grange. Une fois tous les décombres enlevés, je les laisse faire leur travail et m'en vais, un caisse à outil dans la main vérifier que les barrières du paddock soient bien solides. Et oui, Kelwohna va accueillir sa première monture! En effet, il y a même pas une semaine, papa est tombé sur une annonce d'un vieux monsieur vendant un cheval appaloosa de huit ans, apparemment complètement "fou". Il n'était pas très beau sur la photo, pas de dos, de croupe, d'encolure mais il avait quelque chose, ça se voyait, ce n'est pas un simple cheval ordinaire. Même si cela fut dur, j'arrivai à convaincre mon père de l'acheter, car sinon, il partait au couteau. "Je te préviens, c'est toi qui t'en occupe, je ne veux rien entendre sur ce cheval", cette phrase, j'ai du l'entendre plus de cent fois au moins cette semaine mais je savais qu'au fond de lui, papa était content de faire une bonne action, même si cette action risquerai d'être dur à dompter.

Enfin, je vous ai à peu près résumé la situation. Djouboy, ce cheval appaloosa, arrive aujourd'hui et je peux vous dire qu'il n'y a pas plus excité que moi. Je dois m'occuper car sinon, je vais devenir folle à tourner en rond comme ça. J'enfile un vieux jeans et un pull chaud et sors de la maison pour aider aux travaux.

- Je peux aider à faire quelque chose ?
- Ah bah oui tiens, viens nous aider à porter cette poutre, on va la sortir.


À cinq dessus, celui-ci fut vite dehors, empilée sur les autres nombreux morceaux de bois. Ils ont coulé le béton sur la moitié à peu près de la grange, il est donc encore mou mais je peux vous dire que ça rend déjà mieux. Alors que j'aide à vider la deuxième partie, un bruit de moteur se fait entendre. Je lâche d'un coup un bout de ferraille que je tenais avec Pierre et me retourne pour aller à la rencontre de ce mystérieux bruit. Un 4x4, remorquant un van dans un assez vieil état. Un homme moustachu se jette en dehors de la voiture et viens à ma rencontre.

- C'est bien ici qu'habite M. Davis ?
- Oui, je suis sa fille. C'est Djouboy ?
- À parce que ce fou furieux à un nom maintenant? Je serais vous, je refuserai cette animal temps qu'il en ai encore temps.
- Jamais de la vie.


Le monsieur hausse les épaules et part à la rencontre de mon père. Pendant ce temps, j'en profite pour observer le cheval à travers les barreaux du van. Il est transpirant, il a l'air apeuré, terrifié, il ne sait pas ce qui se trouve à l'extérieur.

- On doit le faire sortir rapidement, amenez le van à la porte du paddock là-bas.

Je lui indique du doigt le chemin avant que le maquignon regrimpe dans sa voiture et écoute mes ordres. Je suis de près le cortège, ainsi que mon père, Pierre et même les ouvriers semblent curieux. Une fois le van bien placé, j'ouvre la barrière du paddock et les hommes s'occupent de baisser la rampe. Quelque secondes s'écoule sans que rien ne se passe puis d'un coup, l'appaloosa saute hors de sa prison et se met à galoper dans l'enceinte du pré. Il décroche de temps en temps des ruades, accélère puis s'arrête brusquement, gratte le sol énergiquement, martèle l'herbe sous ses sabots, il semble en colère mais en même temps heureux de retrouver sa liberté. On reste quelques minutes à le regarder gambader avant que Pierre reprenne son travail à la grange et que mon père et le moustachu s'occupe des papiers et du paiement. Je me retrouve donc seule avec cet appaloosa. Je cours dans la graineterie prendre un seau que je remplie d'eau et un autre où je coupe des carottes et des pommes en morceaux. Je reviens au pré de l'étalon, chargée. Je me glisse doucement entre les palissades et pose les deux seau. Djouboy me regarde les oreilles en arrières au début, prêt à me charger puis semble intéressé par le contenu des seau. On reste un petit moment à se fixer comme ça jusqu'à ce qu'il s'énerve et morde dans le vide, les oreilles plaquées en arrière.

- t'inquiète mon beau, je m'en vais. Repose toi bien de ton voyage.

Avec des mouvements lents, je sors de son paddock et le laisse s'acclimater tranquillement à sa nouvelle maison. En cette fin de journée, je rejoins les autres pour aider la construction de la grange, la deuxième partie étant vidé, ils commencent à couler le béton. Je les regarde faire et ne profite pour prendre des photos, ça sera un souvenir dans quelques années. Une fois le sol de la grange entièrement refait, les ouvriers repartent chez eux, fatigués de leur journée et nous invitons Pierre à venir manger avec nous. Pendant le repas, je m'éclipse histoire de voir comment se comporte notre nouvelle recrue. Surpris par mon arrivée, il fait un bond et repars dans le fond de son paddock. Je m'accoude à la palissade et regarde les continues des seau, il ne reste plus rien.

- Et bien, tu avais soif mon grand. Je reviens.

J'attrape le seau et le remplie de nouveau d'eau fraîche pour qu'il soit tranquille pendant la nuit. Djouboy me regarde faire, intéressé, mais reste dans le fond. Même sans muscles, avec une crinière de paysan et un poil sale, ce cheval reste tout de même magnifique. Sa robe, sa robe, qu'est ce que je l'aime, je promet qu'un jour, il deviendra un cheval beau et fort et là, les gens se mordront les doigts d'avoir laisser un champion leur passer entre. Je le regarde une dernière fois et retourne à la maison, pressée d'être demain pour commencer le travail avec cet appaloosa.

le 18/03/14

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Dernière édition par Sand le Ven 21 Mar - 10:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Djouboy || Appaloosa || Etalon --> 8 ans   Mar 18 Mar - 23:42


Give me love

Huit heure, mon réveil chante cette douce musique qui annonce que je dois me lever. D'un coup de bras, je l'éteint et replonge ma tête dans l'oreiller en poussant un petit grognement. Puis je relève la tête d'un coup et prend conscience de la situation. En ce moment même, en dehors de la maison, se trouve un magnifique appaloosa tout juste arrivé hier et qui se trouve être mon cheval. Mes lèvres dessinent un énorme sourire et je saute dans une tenue d'équitation. Je descend les escaliers rapidement, manquant de tomber, et cours jusqu'à la cuisine. Mon père est là, assis sur le fauteuil, journal à la main et sirotant son café, il me regarde un sourcil levé. J'attrape un bout de brioche que je met à ma bouche et glisse des pommes dans la poche de mon pull. Avant de sortir, je plaque un baiser sur la joue de mon père et ferme mon manteau pour affronter le froid.

Je marche rapidement jusqu'au gros chêne se trouvant au milieu du domaine et devant la future écurie, ce qui lui rajoute un charme fou. Les oiseaux chante, il y a une petite brise qui se glisse le long de mon coup et qui provoque des frissons, tout est parfait. J'en profite pour jeter un coup d’œil à la chape de la grange, tout juste coulée hier. C'est impressionnant, c'est grand, c'est gris, j'imagine déjà dans ma tête les box, les chevaux à l'intérieur hennir à notre arrivée. Un jour, Kelwohna sera un magnifique domaine, je le promet. Je touche du bout des doigts le béton, il est encore un peu mou mais il a bien durci. Aujourd'hui, l'équipe d'ouvriers reviennent pour préparer les murs de l'écurie mais ils ne pourront rien faire tant que le béton sera pas sec. Je regarde une dernière fois la future écurie et marche pour rejoindre les paddocks.

La robe de l'appaloosa se détache bien de l'herbe verte. Celui-ci est entrain de brouter, tranquillement, il a l'air d'être heureux. Je l'observe quelques minutes avant que celui-ci s'aperçoive de ma présence et plaque ses oreilles en arrière. Je m'approche alors doucement et grimpe sur la barrière. Djouboy veut me faire comprendre de partir en tapant le sol violemment avec son sabot et fouettant l'air avec sa queue.

- Je ne partirai pas, tu peux faire ce que tu veux, je resterai ici.

J'ai de la pitié pour lui, il a du vivre des choses affreuses pour être dans un état comme ça. Je ne sais pas trop comment m'y prendre avec lui, je ne veux pas être trop rapide et le brusquer mais je dois quand même lui faire comprendre que je suis de son côté.

- Ecoute, je suis désolée de ce qu'il t'ai arrivé mais maintenant, tu es en sécurité, je te le promet. Il ne t'arrivera plus rien Djouboy. Je comprend que tu réagisses comme ça mais je pense que tu as plus peur qu'autre chose, tu n'es pas un méchant cheval, au contraire, je parie que tu as un grand coeur. Tu dois juste me faire confiance, et pour cela, on prendra le temps qu'il faudra.

Oui, c'est peut-être "débile" de parler à un cheval sachant qu'il ne comprend rien à ce que je dis mais je veux qu'il s'habitue à ma voix. Cela a marché d'ailleurs, il est déjà un peu plus tranquille, je le sens moins tendu même s'il garde une attitude de défense. Je reste là, à le regarder, à lui parler de tout et rien, même à fredonner quelques paroles d'une chanson. J'attrape ensuite une pomme dans ma poche et la coupe en deux. Je la fais rouler doucement jusqu'à lui. L'appaloosa fait un bond en voyant cette chose s'approcher de lui comme ça et essais de la charger. Puis au bout d'un moment, il comprend que c'est inoffensif et décide de s'approcher, curieux. Il ronfle fort des naseaux et attrape du bout de ses lèvres la pomme et la croque en relevant sa tête, les oreilles en avant. Je rigole doucement, il est vraiment adorable.

- Alors c'est bon ? Tu en veux d'autre ?

Je lui refais rouler la deuxième partie de la pomme jusqu'à lui. Il recule rapidement en la voyant arriver puis s'approcher et la mange à son tour. Sans s'en rendre compte, il s'était avancé de quelques pas pour s'approcher un peu plus. Après quelques minutes, j'attrape son seau d'eau pour lui remplir de nouveau et coupe dans l'autre seau des morceaux de pomme et carotte ainsi que quelques gouttes d'huile de fleur de Bach. Je me souviens que quand j'étais stressée avant un examen, j'en mettais sur ma langue et ça me calmé directement alors on peut toujours essayer sur l'étalon. Puis un bruit de moteur se fait entendre sur l'allée du domaine, les ouvriers arrivent. Je décide de laisser l'appaloosa tranquillement pour ce matin et aller aider pour les travaux.

On a bien avancé aujourd'hui. Comme le béton n'était pas encore sec, on en a profité pour commencer à délimiter le manège et la carrière avec des piquets ainsi que d'autres paddocks. Pendant qu'on travaillait, je jetais de temps en temps un coup d'oeil à Djouboy, celui-ci semblait intrigué par nos actions et nous observait. Une fois les ouvriers partit, je décide de me rendre de nouveau au paddock de l'appaloosa et recommence à faire comme ce matin. C'est à dire à lui parler, à lui donner des pommes et carottes. Ça sera long mais au bout d'un moment, il s'habituera à moi, à ma voix et acceptera à me donner sa confiance. Après une heure voir deux heures assise sur la barrière, je décide de le laisser tranquille pour aujourd'hui en voyant le soleil se coucher. Je lui laisse une dernière carotte dans son seau et retourne tranquillement dans la maison. On a fait des progrès, d'accord ils sont petits mais ce sont quand même des progrès. Petit à petit, Djouboy acceptera de me donner sa confiance et là alors, le travail sérieux commencera.

le 19/03/14

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MessageSujet: Re: Djouboy || Appaloosa || Etalon --> 8 ans   Dim 23 Mar - 3:43


Slowly but surely

De l'argent, la vie se résume à de l'argent. Ayant arrêté les études, ma réserve que je concernait à celles-ci va servir maintenant à la construction de Kelwohna. Cependant, cela ne suffit pas et les livres que vend mon père ne rapportent pas assez non plus (oui, il est libraire dans le village à côté de notre domaine). Je dois me trouver un petit boulot car sinon, les sous manqueront... Pierre, notre voisin d'en face et maintenant ami m'a dit qu'il y avait une sellerie au village et la gérante aurait bien besoin d'un coup de main, pourquoi pas ? Au fait, je ne vous ai pas parlé de Pierre. Il habite juste en face du domaine, de l'autre côté de la route. À notre arrivée, il ne nous portait pas dans son coeur. Ancien militaire, il s'était acheté sa petite maison en face d'un grand champs pour vivre paisiblement et quand il nous a vu arrivé, son souhait de vie tranquille s'est envolé. Cependant, après plusieurs rencontres, Pierre s'est avéré beaucoup intéressé par notre projet de domaine. Aimant beaucoup les travaux manuels, il prend un immense plaisir à nous aider dans la construction des bâtiments. Puis, mon père et lui ont beaucoup de choses en communs, coup maintenant, il fait presque partie de la famille !

Pour revenir à mon petit travail, j'irais voir demain parce qu'un dimanche, ça risque de ne pas être ouvert. Pour cette journée qui s'annonce tranquille, je décide d'aller rendre une petite visite à Djouboy! Les trois jours précédents, j'allais le voir plusieurs fois dans la journée en lui apportant des carottes ou des pommes pour associer ma visite à quelque chose d'agréable. À partir du moment où il me considère comme un danger, je ne pourrais rien faire, il doit juste réussir à comprendre que je suis de son côté. Pour cela, je lui rend des visites à plusieurs moment de la journée. D'accord, il n'est là que depuis quelques jours mais je vois déjà une amélioration. Oui, quand il me voit arriver, il ne baisse plus les oreilles, il les dresse en avant. Ce n'est pas grand chose mais pour moi, ça représente beaucoup vous ne pouvez pas imaginer.

Comme à mon habitude, je m'approche du paddock de l'appaloosa en poussant un sifflement. Celui-ci se trouve au fond de son pré entrain de brouter tranquillement. En m'entendant arriver, il lève sa tête brusquement tout en continuant de croquer l'herbe fraîche, les oreilles en avant. Je souris et m'assois sur la barrière en bois de son enclos. Pour le moment, il n'a pas de ration de granulé mais on va commencer à lui en donner une, un demi litre pour le moment le soir pour que ça ne fasse pas un changement trop direct. Ayant vécu au pré les dernières années, il ne doit plus avoir le souvenir de ce qu'est un granulé. Mais seulement avec de l'herbe et une ration de foin qu'on lui donne à midi, je trouve qu'il a déjà meilleure mine. Il commence à reprendre un peu ses jolies formes, sans muscle bien évidemment. Son poil est déjà moins terne, et je vois dans ses aptitudes qu'il est moins sur la défensive, il reprend vie petit à petit.

- Bonjour mon garçon, comment tu vas aujourd'hui ?

Je le vois, il hésite. Il fait un pas en avant, puis recule, il tourne sur lui même, il s'énerve tout seul, il est perdu. Je crois qu'il ne sait pas trop comment me considérer encore. J'attend qu'il fasse le premier pas, il doit me montrer qu'il est prêt à avancer et je ne dois en aucun cas le forcer. Je coupe une carotte en deux et lui envois un morceau jusqu'à lui. Il la renifle rapidement pour vérifier puis la croque à pleine dents en relevant son adorable petite tête vers moi. Je rigole doucement, il est vraiment craquant cet appaloosa quand il le veut. Je lui jette le deuxième morceau qui s'empresse d'avaler. Quelques minutes s'écoulent, le chant des oiseaux nous bercent, je ferme les yeux et profite de l'instant présent. Une voix me sort de mon rêve, c'est celle de Pierre. Il s'approche et s'accoude à la barrière à côté de moi, tout en regardant Djouboy.

- Alors, ça avance bien avec lui ?
- Doucement on va dire, mais il est déjà plus serein, tu trouves pas ?
- Si tu le dis, je n'y connais rien en chevaux mais si je peux te faire une remarque, ton cheval là, il a l'air têtu et un peu perdu dans sa vie donc si tu attends qu'il aille de lui même vers toi, tu pourras attendre longtemps. Il a besoin d'un petit coup de pouce, tu dois lui montrer que tu es prête et qu'il peut se lancer sans danger. Après, ce n'est qu'un avis et comme je te l'ai dis, c'est toi l'experte, pas moi. Aller je te laisse, on va continuer avec ton père l'écurie, à tout à l'heure ma grande !


Je le regarde s'éloigner tout en réfléchissant. Et s'il avait raison? Si Djouboy et moi, on attendait la même chose, que se soit l'autre qu'il fasse le premier pas? Comme Pierre l'a dit, Djouboy est têtu et sans doutes trop fier pour se rendre en premier, c'est donc à moi de me lancer. Je regarde l'appaloosa d'un regard déterminé et lui lance doucement:

- Aujourd'hui, on va essayer quelque chose de nouveau.

Je descend de la barrière pour me retrouver dans son paddock fait quelques pas en sa direction doucement et m'assois ensuite en tailleur dans l'herbe. L'étalon me regarde faire, cela ne semble pas lui plaire que je rentre dans son endroit privé et essaie de me faire retourner à mon endroit initial en baissant les oreilles et donnant des coup de dents dans le vide. Je ne bouge pas, même si en moi, une partie me dit de partir.

- Je ne partirai pas.

Après quelques minutes, il décide de passer à autre chose. Il gratte nerveusement le sol avec son antérieur et démarre d'un coup au galop pour s'arrêter quelques mètres après et reculant ensuite, se trouvant trop près de moi. Il recommence ce petit jeu plusieurs fois mais je ne bouge toujours pas même si je suis terrifiée. C'est vrai, je suis impuissante face à lui. Les minutes semblent très longues pour moi, je ne sais pas quoi faire alors je reste assise, là, par terre avec en face de moi un étalon en colère. Une idée me vient alors en tête. J'arrondis mes lèvres et émet un sifflement comme ceux pour prévenir mon arrivée. L'appaloosa s'immobilise et me regarde, oreilles en avant. Je continue alors à faire des sifflements qui pourrait ressembler à des chants d'oiseaux. Je sens que ce son calme Djouboy, je vois dans son regard la colère s'envoler. Il baisse légèrement la tête, hésite et avance prudemment d'un pas, puis de deux. J'essais de ne rien montrer à l'extérieur mais à l'intérieur, une joie immense m'envahit. Il a cédé! Je continue à siffler alors que lui, continue à s'approcher de moi. Je lui fait alors rouler jusqu'à lui une pomme qui croque à pleines dents. Puis d'un coup, alors qu'il est à quelques mètres de moi, je le sens s'immobiliser, les oreilles bien tendues, et regarder derrière moi vers la gauche. J'arrête alors mes sifflements et tourne mon regard, je ne vois rien, j'entend rien. Qu'est qu'il a bien pu voir ou entendre ou même sentir ? Puis après quelques secondes, j'ai ma réponse. J'entend un martèlement sur le sol, c'est long mais ça semble être des bruits de sabots. Djouboy pousse un long hennissement et je le sens qui commence à s'exciter, on était si près du but pourtant! Je décide de me lever et de partir de son pré pour savoir d'où peuvent bien provenir ses sabots. Quelques secondes après, un cheval déboule au galop dans le domaine le long de paddocks. Je lève mes bras vers lui et poussant un petit cri ce qui l'arrête dans sa course. Je m'approche de lui doucement et arrive à attraper rapidement ses rênes avant qu'il ne reparte dans son galop endiablé.

- Doucement, doucement. D'où tu viens comme ça ?

Il est trempé de sueur, une mousse blanche s'est formé sur son poitrail et ses flancs, il respire très fort des naseaux, il a du galoper un petit moment comme ça. Pendant ce temps, Djouboy est à la barrière et regarde le nouveau venu, curieux. Je fais marché le cheval bai brun, sans trop savoir quoi faire. Quelques minutes après, une silhouette se dessine exactement au même endroit où ce cheval est arrivé. C'est un homme en tenue de cheval, j'en déduis donc que ce cheval lui appartient. Il me rejoins dans la cour où j'arrête le cheval pour aller à sa rencontre.

- Merci beaucoup d'avoir rattrapé Tempo. J'étais entrain de faire une balade et je sais pas pourquoi, il a eu peur de quelque chose et s'est emballé.

Cet homme, qui s'avère en fin de compte être un jeune homme, peut-être du même âge que moi ou un tout petit peu plus âgé caresse son cheval et vérifie qu'il ne s'est pas blessé, je lui donne ensuite les rênes.

- De rien, il semblait paniqué en tout cas.

L'inconnu prend les rênes et je croise son regard. Ses yeux sont clairs, un peu trop même que je m'y perd. Il remarque que je l'observe et dessine un sourire sur ses lèvres se qui révèle de magnifiques dents blanches, je dois dire qu'il n'est pas moche à regarder. Je baisse la tête, gêné et pour éviter qu'il remarque le rouge monté à mes joues. Oui, je rougis très facilement et je peux vous dire que c'est très énervant...

- Marc.

Je relève la tête, surprise en fronçant les sourcils. Sa main se trouve devant moi et il attend, en me regardant.

- Heu.. Pardon ?

Je bafouille, j'ai honte.

- Marc, je m'appelle Marc, c'est mon prénom si tu préfères.
- Oui oui, je crois que j'ai compris.


J'hésite un peu, j'attend puis tend également mon bras pour serrer sa main avec la mienne.

- Abigail, enfin Abi, je préfère.

Un immense sourire étire ses lèvres ce qui me fait sourire également.

- Tu habites ici ?
- Oui, on a emménagé avec mon père mardi.
- Ah d'accord, c'est pour ça qu'on ne s'est pas rencontré avant. J'habite pas très loin.


Silence.

- Bon, je dois te laisser Abigail c'est ça ?
- Abi.
- D'accord, bon et bien à la prochaine, ça serait bien qu'on discute un peu, on doit sans doutes avoir des choses en commun.


Je souris, il s'est comment s'y prendre.

- Oui sans doutes.
- Et encore merci pour Tempo, au revoir Abi !
- Au revoir!


Je le regarde s'éloigner avec son beau cheval brun puis souffle un grand coup tout en prenant ma tête dans mes mains, j'ai été nulle. J'espère que je ne lui ai pas fait trop peur, il a l'air gentil, même s'il semble être un gros dragueur, vu son physique, je pense ne pas être la première. Je tourne la tête et vois Djouboy à la barrière à regarder lui aussi le couple s'éloigner jusqu'à ce qu'il s'efface complètement de notre vision. Je m'approche de lui doucement en sifflant. Il me regarde quelques secondes et recule histoire qu'on garde quand même une distance de sécurité entre nous. Je souris et lui lance une pomme. On était si près du but avant que ce cheval ne déboule. Je recommencerai demain, je pense déjà qu'on a gravit une marche aujourd'hui. Je le regarde une dernière fois et pars rejoindre mon père et Pierre dans la future écurie histoire de me rendre utile.

le 23/03/14

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MessageSujet: Re: Djouboy || Appaloosa || Etalon --> 8 ans   Dim 27 Avr - 8:28

J'adore ta façon d'écrire *___*

1er

+ 6 BO
+ 1 confiance et respect de l'homme

2ème

+ 4 BO
+ 2 confiance et respect de l'homme
+ 2 de moral

3ème

+ 8 BO
+ 4 confiance et respect de l'homme
+ 3 de moral
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MessageSujet: Re: Djouboy || Appaloosa || Etalon --> 8 ans   Sam 31 Mai - 12:23


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Cela fait maintenant quelques semaines qui se sont écoulés depuis que le cheval de Marc a déboulé dans le domaine, stoppant notre presque réussite avec Djouboy. Pour résumé rapidement ce qui s'est passé depuis, le lendemain, je suis allée à la sellerie du village d'à côté pour un poste. Carole, la propriétaire s'est avérée très heureuse d'avoir une demande d'aide et m'a embauché rapidement. Elle m'a expliqué rapidement comment le tout fonctionné et le lendemain, je travaillais déjà. Au niveau des travaux, la structure de l'écurie est faite: le toit, les murs, les cloisons qui délimitent les pièces sont posés, il ne reste plus qu'à aménager tout ça pour en fa ire un cocon bien douillet pour les chevaux. Pour Djouboy, je suis allée le voir chaque jours comme à mon habitude. Maintenant, je rentre dans son pré sans problème et me pose, assise dans l'herbe. L'appaloosa ne semble plus apeuré par ma présence et s'approche de moi, serein. Cependant, cinq bons mètres nous séparent encore de la victoire, il a toujours la crainte du contact. Puis pour finir, j'ai recroisé Marc deux trois fois à la sellerie après notre. On en a profité pour faire connaissance autours d'un café plusieurs fois et il s'est avéré vraiment gentil et pas du tout snob comme j'aurais pu l'imaginer la première fois. Ses parents, son frère et lui habitent à même pas deux kilomètres de chez nous, une forêt nous séparant. Un jour, ils sont venu tous ensemble nous souhaiter la bienvenue et mon père les a inviter pour la soirée. Et je peux vous dire que c'était vraiment agréable, ces gens sont adorables, très souriant et généreux. Du coup, ils viennent fréquemment chez nous pour nous aider dans la construction ou pour passer encore des soirées ensembles. Du coup, avec Marc on s'est rapproché, je pourrais maintenant annoncer à ma famille en Australie que j'ai un ami français.

Aujourd'hui, dimanche, jour de repos donc pas de travail. Je me réveille doucement aux alentours de huit heure, je m'habille d'un pantalon d'équitation et d'un simple pull noir un peu trop large. Une fois le passage à la salle de bain effectué, je descend dans la cuisine, attrape une pomme et sors enfin, affronter le monde extérieur. À peine sortie, une bouffée d'air pour m'effleure le visage. Cela suffit simplement à me faire sourire. Je suis faite pour vivre dehors, c'est mon élément. On peut parler d'argent, de politique, de réputation etc, nous restons des animaux de plus sur une terre où nous sommes rien, des fourmis.

Une fois être restée quelque secondes à profiter du doux soleil, je me remet en route, direction l'écurie. Là-bas se trouve mon père et Pierre entrain d'étudier les plans pour l’aménagement de l'intérieur. Je dis bonjour aux deux par un bisous sur la joue et m’intéresse à leur occupation.

- Alors, ça avance ?
- doucement mais sûrement, on va chercher les matériaux avec Pierre ce matin et on commencera cet après-midi, les Leray vont venir nous aider.

Comme je vous l'ai dis, depuis ma rencontre avec Marc, mon père et ses parents sont devenus très ami, ils viennent régulièrement au domaine nous aider ou juste passer du temps avec nous. Son père est banquier et sa mère au chômage, nous nous voyons assez souvent. En plus, je m'entend bien aussi avec Valentin, son frère de quinze ans. Nous avons donc maintenant en plus de Pierre, une armée de bras motivée pour nous aider, c'est parfait.

- Ah d'accord, super, je viendrai vous aider aussi. Vous avez besoin d'un avis féminin.

Je leur jette un clin d’œil en rigolant.

- Si c'est juste pour ça, tu peux rester à la maison alors, aucun soucis ne t'en fais pas. Me lance Pierre

Je lui donne un coup de poing affectif sur l'épaule et les laisse travailler. De mon côté, je pars rejoindre le paddock de mon cher et tendre Djouboy.

À peine sortie de l'écurie, je marche en direction du pré tout en poussant un long sifflement. J'aperçois l'appaloosa au fond relever brusquement la tête et m'observer arriver à la barrière. Une fois accoudée à celle-ci, il fait un petit écart sur le côté, secoue sa tête de haut en bas et trotte en ma direction. Je souris, qu'est qu'il a changé. Il y a quelques mois, il serait resté bien au fond, les oreilles plaqués en arrière et mordre le vide pour me faire partir. Aujourd'hui, j'ai juste à siffler pour qu'il vienne. D'accord, il n'y a eu encore aucun contact mais c'est tout comme. Je le sens confiant, heureux et en bonne santé, tout le contraire de quand il est arrivé. Je sors de ma poche un morceau de carotte et lui lance. Pendant ce temps, je me glisse entre les palissades en bois, fais quelques pas et m'assois sur l'herbe bien verte du printemps. Djouboy a l'habitude, cela fait maintenant deux mois que je viens tous les jours le voir pendant quelques heures. Le travail commence à payer...

Je parle avec l'appaloosa, de tout, de rien, je lui raconte ma vie, mes rêves, mes angoisses. Il est là, en face de moi, à quelques mètres, il semble m'écouter et intéressé par ce que je dis bien que je sais qu'il attend tout simplement la prochaine friandise. Puis au bout d'un moment, toujours dans la même situation, l'étalon tacheté se tente à avancer d'un pas, puis de deux et en même pas quelques secondes, le voilà en face de moi. Je ferme aussitôt ma bouche, complètement abasourdie par sa réaction et je ne sais comment réagir. Je suis faible assise en face de lui, il pourrait me faire mal, très mal. Mais j'ai lu dans des bouquins que je ne devais montrer aucun signe de peur ou de faiblesse. Je reste donc dans la même position, respire un grand coup et tend ma main devant moi.

Et là, joie immense. Djouboy baisse sa tête et effleure de ses lèvres mes doigts comme s'il faisait ça tous les jours. C'est notre premier contact, le plus important dans notre relation. Je ne le montre pas mais au fond de moi, j'ai envie de sauter de joie en criant, de courir partout, danser mais évidement, je reste tranquillement assise, la main toujours tendue. Je la pivote pour effleurer à mon tour du bout des doigts le velours de son museau. Aucune réaction de sa part, je lui caresse donc le bout de son nez puis remonte petit à petit le long de son chanfrein. Mes yeux croisent les siens et là, je ne peux retenir ma joie. Un immense sourire se dessine sur mes lèvres et je souffle des "oui". Ma main toujours poser sur sa tête, je me relève doucement pour lui faire face. En même temps que moi comme s'il était collé à moi, il redresse son encolure. Je grattouille son chanfrein de mes doigts et une larme de bonheur coule le long de ma joue avant de venir s'écraser sur l'herbe.

- On a réussi Djouboy, on l'a fait.

Vous pouvez pas savoir ce qui se passe actuellement à l'intérieur de moi en ce moment. Mes trois mois de travail avec lui ont enfin finit par payer. Je me vois encore, assise dans son pré, les jours défilant sans que rien ne se passe. Et là, aujourd'hui, on a réussit. Il vient de me donner sa confiance et moi la mienne. Je rigole tout en continuant à le caresser le long de l'encolure puis j'entend derrière moi des applaudissements. Je me retourne et aperçois Marc, assis sur la barrière avec mon père et Pierre juste derrière. Tous les trois me regardent en applaudissant, le sourire aux lèvres. Je crois qu'ils son aussi heureux que moi. Je rigole à gorge déployée et m'approche d'eux. Je me jette dans les bras de Marc qui semble surpris. Moi même je le suis mais j'oublie, je suis heureuse. Je fais la même pour Pierre et surtout pour mon père.

- On a réussi, on a réussi !
- Non, tu as réussi. C'est ta victoire, à toi et à lui.
Me dit mon père.

Je tourne la tête et le regarde. Il s'est approché de la barrière et nous regarde. Je crois pas qu'il comprend ce qui se passe mais il doit se douter qu'on est heureux, les chevaux sentent ce genre de chose. Je m'approche alors de lui, lui donne une carotte et enroule mes bras autours de son encolure. Mon nez dans sa crinière, je m'empreigne de son odeur et lui de la mienne car maintenant, c'est mon cheval et je suis sa propriétaire, pour le meilleur comme pour le pire.


le 31/05/14

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MessageSujet: Re: Djouboy || Appaloosa || Etalon --> 8 ans   Dim 1 Juin - 8:35

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